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Pour expliquer comment l’engagement personnel dans le projet d’un pays pour tous peut et doit être efficace, le Pape François, alors Cardinal Bergoglio s’appuie sur la poésie du “Gaucho Martin Fierro”.

«  …. l’engagement personnel dans le projet d’un pays pour tous.

Projet qui, depuis la sphère éducative, religieuse ou sociale, devient politique au sens le plus élevé du terme : la construction de la communauté.

Ce projet politique d’intégration n’est pas la tâche du seul parti de gouvernant, ni même de la classe dirigeante dans son ensemble, mais de chacun d’entre nous. Le “temps nouveau” s’invente dans la vie concrète et quotidienne de chaque membre de la nation, dans chaque décision qu’il prend face à son prochain, face à ses propres responsabilités, dans les petites choses et les grandes, à plus forte raison au sein des familles et dans votre quotidienneté scolaire ou professionnelle.

Néanmoins, si Dieu le veut,

tout cela peut aller mieux.

Mais il faut se rappeler,

pour qu’on ait des résultats,

que le feu, pour bien chauffer,

doit s’allumer par en bas.”

 

Cardinal Bergoglio – Pâques 2002 .

Pape François chez Flammarion, Paris 2013, page 216 .

 

Martín Fierro est un poème épique rédigé en 1872 par l’écrivain et journaliste argentin José Hernández. Considéré l’un des ouvrages majeurs de la littérature argentine, ce texte connaîtra une suite : La Vuelta de Martín Fierro (1879). L’ouvrage a été commenté par de nombreux intellectuels. Traduit en plus de 70 langues, le poème évoque l’Argentine rurale et décrit la vie du gaucho.

Ce texte majeur de la littérature argentine est un long poème épique qui décrit la vie d’un gaucho dans une période particulièrement violente de l’histoire de l’Argentine, celle de la deuxième moitié du 19ème siècle.

Le gouvernement de l’époque voulait éliminer les Indiens pour s’emparer de leurs terres. Fierro fut enrôlé de force par l’Armée pour lutter contre les autochtones et dût abandonner famille, troupeau et ses maigres biens pour se rendre à la frontière, endroit qui séparait le territoire des Blancs de celui des Indiens. La vie dure du fortin fit de lui un homme aigri. Il se fit déserteur mais, à son retour, il ne lui restait plus rien…

Depuis sa publication ce texte est devenu en quelque sorte un texte mythique et fondateur d’une nouvelle nation.

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