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 le travail pour l'hommePermanences 498-499

Éditorial

– L’autre et le bien commun, par Nicole Buron

 

 

Dossier : le travail pour l’homme

 

– Retrouver le sens du travail (Nicolas Masson)

LE TRAVAIL EST FAIT POUR L’HOMME « Le travail humain est une clef, et probablement la clef essentielle de toute la question sociale ». Le capital est pour le travail, le travail est pour l’homme et l’homme est pour Dieu. En réduisant l’homme à sa « force matérielle » alors « l’économisme » met l’homme au service du travail et le travail au service du capital. Choix personnels, choix sous-jacents à nos pratiques professionnelles et aux principes d’organisation des entreprises, placent éducateurs, parents, responsables d’entreprises, État, chaque personne face à leur responsabilité.

– Le sens du travail chrétien (Pierre Coulange)

LE TRAVAIL FAIT L’IDENTITÉ DE L’HOMME Le travail fondé sur les « talents » a une dimension « personnelle », une dimension « sociale » et une dimension « spirituelle ». Cette vision du travail, de la « charité dans la vérité », fonde la confiance, la responsabilité du politique et celle de l’entrepreneur pour assurer « le droit au travail ».

– Trouver le sens à donner au travail de tous (Robert Joyeux)

LE RÔLE DU « PATRON » Comme le signifie le mot, le patron est un modèle. La manière dont le « patron » considère le travail façonne la manière dont ses équipes sont mobilisées. C’est au chef d’entreprise et au management de faire grandir chacun en le rejoignant dans ce qu’il aime, en quoi il est « bon ».

– L’Islam et le travail (Annie Laurent)

DIFFÉRENCES Si le travail fait l’homme, l’anthropologie intègre naturellement une vision du travail. Le regard de l’Islam sur le travail révèle des différences fondamentales avec la vision occidentale sur la manière de considérer l’homme, sa responsabilité sur la création et dans ses rapports avec les autres. C’est à dire les fondements de la politique et du management. Des différences à connaître pour pouvoir travailler ensemble.

– Le travail de l’entrepreneur (Cyril de Queral)

ENTREPRENDRE L’entrepreneur crée, invente, innove sans assurance sur le résultat, en étant porté par l’espérance. « C’est un bonheur de démarrer d’une petite braise, d’innover et de voir que ça marche ».  La foi aide l’entrepreneur qui dans les difficultés sait qu’il n’est pas seul. À lui de nourrir cette espérance par sa fidélité dans la prière, l’enracinement dans la communauté chrétienne.

– Entreprendre un travail comme un autre ? (Nicolas masson)

Qu’est ce qui pousse des hommes et des femmes à entreprendre? Tous ceux qui ont travaillé cette question savent que ce n’est pas tant le désir de faire fortune que la volonté de construire quelquechose.

– Génération Y (Nicolas Masson)

RESPONSABILITÉ ET GÉNÉRATION Y Les sociologues savent créer des catégories. L’intégration des jeunes générations nécessite de s’intéresser à la personnalité de chaque collaborateur. L’entreprise, éducatrice des hommes, invite chaque manager à l’exercice des responsabilités en fonction des faits. Au-delà des ressemblances, c’est la complémentarité qui fait la communauté de destin.

– Le travail des seniors (Louis Dugas)

LA RÉALITÉ DE L’ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE met à mal l’idéologie égalitariste. L’égalité en dignité des personnes ne doit pas nous faire méconnaître l’inégalité d’expérience et de capacité. L’homme est fait pour vivre en société. L’altérité et la diversité des talents rendent la charité nécessaire ».  Le modèle du senior réduit au rôle de consommateur égoïste et assisté est une impasse qui nous invite à changer de regard au nom même de la performance. Paroles d’Évangiles et empirisme politique se rejoignent.

– Nos programmes de formation 2012-2013

 

– Diversité dans l’entreprise, entre quotité et hospitalité (Gérard Taponat)

RELATIONS HUMAINES La loi française fait de la diversité une contrainte quand les processus de recrutement des entreprises engendrent une « standardisation » des profils. Mais le vrai moteur de toute vie en société est l’échange et la réciprocité. Cette réalité nous fait découvrir les vertus de « l’hospitalité » plus féconde que le management par les quotas. Elle est fondée sur l’échange et donc l’identité, les singularités, les complémentarités de chaque personne.

– Les nouveaux modes d’organisation (Hugues Morel)

DÉFINITION L’observation des organisations met en évidence la réalité naturelle de la nécessité pour l’homme vivre en société. Les communautés de compétences, d’expériences, de métiers se conjuguent en communautés de destin, mais la perte du sens du destin commun fait perdre le sens des responsabilités. L’homme ne vit pas que de pain et toute solidarité a besoin d’une finalité partagée. De la forme donnée à la société dépend la possibilité pour chaque personne de contribuer efficacement au bien commun de l’entreprise. C’est la « prudence » qui doit inspirer le choix d’un mode d’organisation éminemment politique.

– Le travail à l’épreuve des risques psychosociaux (Jean-Nicolas Moreau)

LA PERTE DU SENS DU TRAVAIL Les risques psychosociaux en révèlent les causes structurelles, organisationnelles et managériales et mettent e n lumière la nécessaire dimension créatrice du travail. Le principe de précaution et la prétention illusoire de maîtriser tous les aléas en séparant l’exécution du travail de la responsabilité et des objectifs, instrumentalisent la personne qui perd le sens de son travail.

– La gratuité dans l’entreprise « normale » (Louis Dugas)

LA LOGIQUE DU DON Pourquoi le don et la gratuité si appréciés dans la vie seraient-ils exclus de l’économie marchande? La réduction de la valeur du travail à sa dimension objective et donc quantifiable, mesurable, nous fait perdre de vue la contribution à la performance et au bien commun d’une activité capable d’intégrer le don et la gratuité. « Ne pas séparer ce que Dieu a uni » signifie qu’il ne faut pas séparer le marchand qui se paye du gratuit qui se donne et se reçoit. Même au travail, l’homme ne vit pas seulement  de pain.

– Le don gratuit dans l’émergence de l’alliance Renault-Nissan (Olivier Masclef)

Entre janvier et mai 1998, le groupe Renault prospecte plusieurs grands constructeurs automobiles japonais en vue d’un rapprochement. En effet, depuis quelques mois, le constructeur automobile français ambitionne de devenir un des leaders mondiaux du secteur et cela ne peut passer qu’avec une croissance externe.

– Travail et prière 

LEÇONS DE MOINES Dans l’histoire, sens humain et sens chrétien du travail se rejoignent. La règle de saint Benoît est le bien commun du monastère qui permet aux moines de vivre en société pour la louange de Dieu. cette loi positive conforme à la loi naturelle nous fait découvrir la responsabilité de l’homme au travail et des institutions qui le rendent humain. Le Chapître Général explique les éléments principaux de la vocation et de la vie des moines dans leur monastère. Tu ne sépareras pas ce que Dieu a uni : pas de saint moine sans le travail qui le perfectionne. Ora et Labora.

 

Culture

 

Saint Joseph Charpentier de Georges de La Tour (Nicole Buron)

À l’instar d’un Rubens ou d’un Rembrandt, Georges de La Tour fait incontestablement partie de ces peintres européens influencés par Le Caravage et la virtuosité avec laquelle il avait su, dans les toutes premières années du XVIIème siècle, utiliser le procédé clair-obscur. La nouveauté, très originale, de l’effet de contraste saisissant ménagé par le peintre entre l’omniprésence d’une quasi obscurité et l’éclat d’une unique et violente source de lumière, explique l’engouement que suscita ce procédé également chez les amateurs de peinture que dans les premières décennies du XVIIème.

– L’entreprise sur grand écran (Frédéric de Butler)

L’entreprise est de plus en plus présente au cinéma, que ce soit comme toile de fond ou comme thème central. Cependant on a du mal à trouver « la pierre philosophale » qui offrirait une quintessence de l’entreprise à visage humain. En attendant, voici un itinéraire libre autour de quelques films, du pire vers le meilleur…

 

Chroniques

 

– L’aventure chimiquement pure (Jean-Marie Le Méné)
– Cher Saint-Père (Jacques de Guillebon)

 

 

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