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Alors qu’Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de crime contre l’humanité, Jean Sévillia explique dans un article publié par le Figaro pourquoi une telle déclaration est un non-sens historique. L’historien estime que l’on ne peut pas jeter ainsi «l’opprobre sur les Européens d’Algérie, les harkis, et leurs descendants».

Voici en complément quelques faits rassemblés par Marie-Françoise Ousset pour illustrer ce non sens et l’indécence  des propos tenus par Macron en Algérie.

         En Algérie, MACRON a osé dire que la colonisation était un « crime contre l’humanité ». On a envie de lui dire AIMEZ – VOUS LA CLEMENTINE ?

La clémentine, un hybride de bigaradiers et de mandarines, fut inventée en 1900 par le Frère Clément qui partageait son temps entre l’orphelinat de Misserghin près d’Oran et l’horticulture. Elle fut cultivée ensuite par les religieuses d’Algérie.

En 1830, quand les Français débarquent en Algérie, les mots « Algérie » et « algériens » n’existaient pas. C’est le Général Lapérinne qui a dénommé le pays « Algérie ». Avant, tout le monde appelait cette région « les côtes barbaresques ».

Motif de l’arrivée des français

La piraterie turque faisait des razzias en Méditerranée depuis le 15ème siècle. Les turcs enlevaient les européens pour en demander des rançons. On connait le cas du breton Porçon de la Barbinais qui fut chargé en 1665 par les armateurs malouins de protéger leurs navires des attaques des Barbaresques. Il s’engage en Méditerranée mais est fait prisonnier et amené devant le Dey d’Alger qui le laisse partir sous condition qu’il négocie avec Louis XIV une proposition. Ce breton promit qu’il reviendrait à Alger si sa mission échouait. Il part, voit Louis XIV qui refuse l’offre du Dey. Il passe donc à St-Malo pour mettre ses affaires en ordre, fait ses adieux à sa famille et retourne en Afrique où il est exécuté.

Napoléon poussé par de nombreux pays, et notamment l’Amérique, voulait en finir et envoya un espion étudier les défenses de la côte algérienne. En 1830, c’est toujours le chaos en cette terre d’Afrique du Nord : on comptait deux millions d’esclaves rançonnés par les pillards ou les féodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria. Charles X puis Louis-Philippe ont voulu délivrer les prisonniers français qui croupissaient dans les prisons ottomanes et mettre fin à cette barbarie.

Réalisations des français en Algérie

En Algérie, il n’y avait ni frontières fixes, ni gouvernement central, ni monnaie propre autre que la livre turque, ni loi autre que la charia. Peu de routes, pas de ports, pas d’industrie, pas d’hôpitaux, de rares écoles coraniques. C’est la France qui a donné une existence à ce qui n’était qu’une juxtaposition de tribus vaguement gouvernées par les Turcs. En 1956, la France avait construit 54.000 kms de réseaux routiers (avec le Sahara : 80.000 kms), 32 aérodromes, 4.375 kms de voies ferrées, 14 barrages, 4 centrales thermiques, 4.950 millions de kms de réseaux électriques, 16.000 kms de lignes téléphoniques, une production électrique de 950 millions de kilowatts/heure, 31 centrales thermiques ou hydroélectrique, 14 ports, 14 barrages. C’est la France qui a permis qu’en cent ans, la superficie des terres cultivables appartenant aux musulmans soit doublée et elle implanta 372.000 ha de vignobles.

En 1960, c’est elle qui scolarisait, 75 % des enfants musulmans, chiffre unique dans toute l’Afrique à cette époque. L’Université d’Alger fut la 3ème de France avec 5.750 étudiants. Tous les musulmans avaient reçu la nationalité française par un senatus consulte de 1865. De plus, une loi du 20 septembre 1947 a proclamé l’égalité absolue des droits entre français de métropole et français musulmans.

La Mitidja n’était qu’un marais pestilentiel. Personne n’y vivait au delà de 50 ans. Les français ont asséché la Mitidja à la sueur de leur front et ainsi l’espérance de vie de la population a énormément augmenté. La population arabe de 3 millions en 1970 est montée à 10 millions en peu de temps.

Les Français ont construit 150 hôpitaux modernes – l’hôpital « Mustapha » notamment – où on trouvait en général 9 hospitalisés musulmans pour un européen. Alors qu’en France, les hôpitaux parisiens étaient vieux et sales, ceux d’Algérie étaient flambant neufs. Les français ont créé des réseaux de sages-femmes algériennes particulièrement efficaces. Ils ont décidé qu’une jeune fille ne pourrait être mariée avant 15 ans. C’est la France qui a mis fin aux épidémies de choléra qui ravageaient les douars indigènes avant 1830.

Le Dr Jamot a lutté contre la trypanosomiase, ou maladie du sommeil, le Dr Calmette n’a pas seulement inventé le BCG, il a lutté contre la variole et les morsures de serpents, les Drs Yersin et Marchoux ont lutté contre la peste, le Dr Lavéran contre le paludisme. La plupart de ces grands noms ont ensuite eu des responsabilités à l’Institut Pasteur, qui s’est enrichi de leur expérience coloniale.

La France a fait tellement dans ce domaine qu’il est amusant de constater qu’on donnait le nom de « French Doctors » aux personnalités des ONG de toutes nationalités confondues.

Elle a découvert et exploité d’importants gisements de charbon, fer, manganèse, cuivre, plomb, potasse, nickel, étain, chrome, uranium. Elle a introduit de nouvelles cultures en Algérie : coton, tabac. L’Algérie pouvait exporter 200.000 tonnes d’oranges par an. Maintenant elle en importe.

Les Français ont alphabétisé jusque dans les régions les plus reculées : les jeunes Algériens ont bénéficié, dans leurs manuels d’histoire, d’une double pagination mettant en regard les histoires métropolitaines et indigènes. Le Père Charles de Foucauld, surnommé le « Frère universel » rédigea un précieux dictionnaire des touareg mais il fut assassiné. Les Français ont scolarisé des milliers d’enfants, filles et garçons. Ils n’ont pas déculturé : il n’y avait pas d’écriture chez les Kabyles. Le régime mis en place après l’indépendance, a fait de l’arabisation forcée (alors que la population arabe ne représentait que 10 % de la population totale de l’Algérie (les kabyles n’étant pas arabes) et le FLN a brûlé les écoles construites par les français.

Le pétrole du Sahara était difficile à extraire. Avec l’argent du contribuable français, l’Algérie eut la 4ème puissance pétrolière au monde. Beau cadeau fait à ce pays alors qu’auparavant le Sahara ne faisait même pas partie de l’Algérie ! Napoléon III pensait que l’Algérie coûtait plus cher à la Métropole qu’elle ne rapportait. Il est passé souvent dans son carrosse par des ruelles de 2 m 50 de large : il n’a jamais été inquiété. Les français ne vivaient pas en circuit fermé (contrairement aux anglais dans leurs colonies).

Hocine Aît AHMED, un des dirigeants fondateurs du FLN, a déclaré à Christine Clerc dans le Figaro en 1995 que l’Algérie au temps des français était un vrai paradis. En effet, la production industrielle a doublé en 1940. Le PIB a atteint celui de Taïwan.

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Pendant la guerre de 40, dans aucune colonie les indigènes ne profitent des malheurs de la Métropole pour tenter de s’en détacher. Les seules dissidences sont le fait des cadres européens. Sans les arachides de Dakar, les engrais phosphatés d’Afrique du Nord, l’apport des primeurs du Maghreb, la France aurait crevé de faim. Avant 1956, il y eut 46 musulmans à l’Assemblée Nationale. Le Bachaga Boualam (1906-1982) fut 4 fois élus Président de l’Assemblée Nationale. A cette époque, le descendant du 1er calife après Mahomet : Hamza Boubakeur (1912-1995), fut recteur de la Mosquée de Paris, avant son fils Dalil, et vice-Président de la Commission des Affaires Etrangères.

Sous De Gaulle, la France a désarmé les harkis qui voulaient rester français et qui étaient deux fois plus nombreux que les fellaghas. Il y eut 80.000 morts en Algérie et Paris n’a rien fait pour les sauver. Après les accords d’Evian (19 mars 1962) – et donc la fin de la guerre en principe – ce fut la terreur en Algérie : il y eut 175.000 personnes assassinées et 170 religieux ont été tués au total en 2006. Tous ceux qui voulaient rester français – et ils étaient 10 fois plus nombreux que les pro-FLN – ont été systématiquement tués, souvent sauvagement égorgés y compris femmes et enfants.

 

 

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« La patrie algérienne n’existe pas ! J’ai interrogé les vivants et les morts, le ciel, le vent, la mer ; j’ai crié « Algérie » ! Personne ne m’a répondu.
Nous sommes fils d’un monde nouveau né de l’esprit et de l’effort français »
Ferhat Abbas – 1932
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« Pour moi la France c’est la plus belle fille du monde »
Alain MIMOUN (1921-2013) algérien, champion du monde de course à pied.

 

 

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