Urgence pour la défense de la liberté religieuse, les droits de la consciences et la liberté des parents premiers responsables de l’éducation des enfants.

La manœuvre  est  habile et discrète. Au nom de la laïcité, Peillon veut instaurer une charte pour les 55 000 établissements français qui  “rappellera les principes de la laïcité”  (Valeurs actuelles ).

“Chacun est libre de ses opinions. Mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours” au nom notamment de préceptes religieux annonce Vincent Peillon. Il reçoit le soutien de Luc Chatel, le bien connu ministre qui avait découvert les programmes de SVT introduisant l’idéologie du genre à l’école à la rentrée 2011.

Le verrouillage de la révolte des consciences s’installe. L’enseignement catholique ne devrait pas pouvoir accepter cette charte car qui définit les programmes et le contenu de l’enseignement ?

Peillon verrouille son dispositif. Il veut se servir de la jeunesse pour changer les mentalités. Encore faut-il que la jeunesse soit soumise à l’endoctrinement organisé et donc que les parents ne puissent pas le contester et le refuser.

Le ministre oppose la laïcité à la liberté religieuse. Il faut dénoncer, refuser ce mouvement de retour en arrière. Il ne s’agit plus de laïcité positive protectrice et  respectueuse des consciences mais d’une laïcité anti-religieuse. Les islamophobes applaudissent à cette laïcité sensée protéger l’école du fondamentalisme musulman et pensent que l’Ecole de la République va réussir à arracher les enfants aux déterminismes sociaux, culturels et religieux. On sait que la laïcité n’a jamais dans aucun pays limité le développement de l’Islam. Il faut se réapproprier la leçon de Ratisbonne. C’est le dialogue et la raison qui peuvent fonder le “vivre ensemble” et non pas l’interdit et le silence.
Mais le ministre s’oppose plus fondamentalement à l’autorité des parents premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, aux droits de la raison et à la liberté de conscience dans les actes.

Le plus grave n’est il pas ce “notamment de préceptes religieux”. Notamment veut dire qu’au nom de la raison et du bon sens, sans même en appeler à une “révélation spirituelle”, il ne serait pas possible de “contester un enseignement  ou de manquer un cours”.

Pour Vincent Peillon, l’enseignement de l’éducation nationale s’impose au citoyen plus impérativement que la loi naturelle et la conscience. Encore et toujours la tentation totalitaire de Créon de dire le bien et le mal. Antigone doit mourir.

On voit les conséquences. Par la loi, par décret ou par son administration maître des programmes, le ministre prétend introduire la lutte contre toutes les inégalités au cœur de l’enseignement. Cette lutte, nous sommes prévenus passe selon le gouvernement, par la lutte contre les stéréotypes qui font des garçons et des filles et par l’enseignement de l’identité de genre et les secours de la ligne Azur sur internet animée par LGBT ! (Après le Planning Familial financé et déployé avec l’aide de l’Etat et de l’argent public les associations LGBT continuent avec les méthodes décrites par Pierre Simon dans son livre publié en 1979 et retiré de la vente “De la vie avant toute chose”).

LMPT appelle à créer des comités de vigilance dans chaque école. Mais avec cette charte, le dispositif se met en place pour qu’il soit interdit par exemple de ne pas envoyer ses enfants à un cours qui enseignerait que le mariage est légitime entre deux personnes de même sexe. Nous savons que l’opposition au mariage unisexe se fonde sur la nature et la raison et non sur un “droit révélé”. Pas question de religion dans cette affaire. Le “notamment” du ministre veut interdire aux parents le droit d’agir et d’exercer leur responsabilité naturelle. Que dire de l’objection professionnelle de conscience d’un professeur qui ne voudrait pas enseigner les idéologies des programmes officiels….. Le système totalitaire de la pensé unique se met en place.

La charte Peillon est liberticide. Mobilisation générale pour dénoncer le piège de cette charte !

Bruno Dournazac

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