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bon pasteurOn veut cacher la mort ! En pleine campagne en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté (promesse 21 du Président Hollande), la culture de mort révèle son vrai visage :

l’utilisation de la peur de la souffrance et la culpabilisation de tous pour ne pas « dépendre » des autres en fin de vie. Le temps des voleurs de vie n’est-il pas venu ?  Ultime manifestation du ressentiment contre le maître de la vie au nom d’un prétendu libre choix. La mort elle-même peut-elle être humanisée ? C’est la dernière minute de vie qui peut donner le temps d’aimer et de faire aimer l’Amour.

Voici un extrait tiré de l’ouvrage « Pour qu’Il règne » de Jean Ousset  pages 470 à 479 « Ecce Homo  – JESUS-CHRIST, MAITRE DE LA VIE ET DE LA MORT: 

Jean 10, 10-11 : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. ». 

« Il est venu pour défendre la vie dans son abondance, et le fait est que, loin de Lui, l’homme s’acharne à la détruire ou l’endiguer. Pendant des siècles, au contraire, la mort recula devant l’empire de cet Homme, la guerre elle-même s’humanisa, partiellement vaincue par l’obligation des fêtes catholiques et des « trêves de Dieu ». Mais que la Révolution parvienne à écarter le Nom de cet Homme de toute vie sociale et, d’emblée, ce sont les « guerres d’enfer ».

Jésus, donc, maître de la vie, mais aussi de la mort. Car la mort, à son tour, n’est « humaine » que dans le faisceau de Sa lumière : ni sotte indifférence, ni désespoir, ni affectation de sentiments qui, – pour pieux qu’on les dise, – seraient trop contraires aux lois de notre cœur de chair, ni l’odieuse raideur stoïcienne, ni cette terreur et ce refus d’y assister, si fréquents aujourd’hui. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir ce qu’est la mort et comment on se comporte à son approche ou après sa venue dans les milieux où cet Homme n’est plus connu et aimé.

atalaMisère affreuse de ces « mouroirs » laïques que sont tant d’hôpitaux aujourd’hui. Misère de la mort dans ces familles « sans espérance » et où les vivants terrifiés, après avoir trompé jusqu’à la fin le pauvre moribond, le regardent « passer », hagards à l’autre bout de la pièce, et n’osent même plus s’approcher pour lui fermer les yeux. Misère de ces funérailles, type U.S.A., où le mort, immédiatement enlevé à sa famille, n’est représenté, pomponné et souriant, dans quelque « salon funéraire – funeral home, funeral parlor », que pour disparaître sous les fleurs, aux moindres frais d’émotion pour les vivants. Misère de ce plus grand nombre qui est, aujourd’hui, comme sans contenance devant la mort, qui refuse qu’on en parle, qui veut ignorer sa venue, qui ne sait plus voir mourir et aider mourir.

Face à ce pitoyable spectacle, qu’elle est humaine, douloureuse certes, mais sereine et belle, la mort des fidèles de cet Homme, et combien noble et juste est l’attitude des vrais chrétiens devant elle ! »

A suivre : Comment le Christ peut-il être maître de la douleur et de la joie ? 

Pour se former et agir à l’école de Jean Ousset, lire « Pour qu’il Règne », ouvrage historique de ceux qui veulent agir « à contre courant » comme nous y invite le Pape François.

 

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