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Image455Autrement dit, peut-on fonder la vie en société sur le respect de la dignité de l’homme par un autre chemin que celui de Notre Seigneur Jésus Christ ?

Jean Ousset dans son livre « Pour qu’Il règne» répond de façon lumineuse. Extrait PQR pages 73-76 (Fin et moyens, théorie et pratique, tout est dans le Christ) :

Jean 15, 1-27 «  Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. »

Jean 16, 6 « Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

On ne croit plus qu’en Jésus-Christ puissent être la Fin et les moyens.

On admet théoriquement qu’Il soit la Vérité. Mais on ne veut plus admettre qu’Il soit d’abord la Voie pour aller à la Vérité…

Le Christ n’est pas comme un DE CES BUTS, QU’ON PEUT ATTEINDRE PAR DES MOYENS DISTINCTS ou différents de ces buts mêmes. Jésus-Christ est, tout à la fois, BUT et MOYEN. « Sans Moi vous ne pouvez rien faire ». Aussi a-t-Il tenu à se dire la Voie, avant même de se dire la Vérité et la Vie.

Il y a, dans l’ordonnance de cette parole, une grande leçon. Combien se sont étonnés d’un tel enchaînement ? N’eût-il pas été plus rationnel, pensent-ils, que, d’abord, le Christ se soit dit Vérité, laquelle aurait été la Voie pour conduire à la Vie ? Mais le Christ n’a pas dit cela. Il est, d’abord, la Voie et toute l’histoire de la pensée humaine est là pour illustrer cette affirmation. Combien se sont perdus ou n’ont pas atteint la lumière, qui auraient bien voulu, cependant, aller au Christ, mais par leurs propres voies, par leurs moyens à eux, à la lumière d’une critique systématiquement abstraite et jugée d’autant plus souveraine qu’elle était plus fermée à tout « préjugé » théologique ?

Non ! Il n’est possible d’aller au Christ que par Lui et, notamment, il est impossible de promouvoir Son Règne social, s’Il ne règne, déjà, sur les moyens que l’on met en œuvre pour cela. (…) Depuis leur principe jusqu’à leurs conséquences, tous nos actes doivent être pour Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ…

Vanité donc, insuffisance mensongère et danger de ces méthodes, si en faveur aujourd’hui, selon lesquelles, sous prétexte de travailler plus efficacement à l’avancement du Royaume de Dieu, on se bornerait à ne mettre en œuvre que des moyens qui n’en relèvent pas. Comme s’il était donné au naturel, non fécondé par la Grâce, d’enfanter du surnaturel !

La distinction entre les « d’abord » et les « ensuite » n’a pas de sens au degré où nous sommes ; car il n’y a pas de « d’abord » et « d’ensuite » à l’endroit de l’Etre universellement nécessaire. Mais il y a, d’abord, Lui, pour L’avoir ensuite, pour L’avoir encore, pour L’avoir après et toujours…

Il est donc insensé de croire, ainsi qu’on le fait trop souvent, en certains milieux catholiques, que « social d’abord » par exemple, ou « humanisons d’abord » ou « naturel d’abord », puissent signifier que Dieu sera la FIN d’un MOYEN qui ne Le contient pas, d’un MOYEN dans lequel Sa Puissance n’aura jamais été reconnue et invoquée, d’un MOYEN volontairement placé à l’écart de toute profession surnaturelle, pour tout dire, d’un moyen « neutre », « laïc », « naturaliste » de fait, par la volonté ou la couardise de ceux qui le mettent en œuvre. »

Pour se former et agir à l’école de Jean Ousset. Pour qu’il Règne est l’ouvrage historique de ceux qui veulent agir « à contre courant » comme nous y invite le Pape François.

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