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La question est de savoir ce qui, dans le socialisme, a pu inquiéter les successeurs de Pierre au point qu’ils ressentent le besoin de faire de si fréquentes mises au point doctrinales. Il est fondamental de bien connaître ce que l’Église, et les différents papes, entendent par « socialisme » ; une action éclairée dans le domaine politique, et visant réellement à faire advenir sur terre le royaume de Dieu, le nécessite absolument.

Léon XIII l’affirme avec force dans Rerum novarum (1891), l’Église « ne se contente pas d’éclairer l’esprit de ses enseignements, mais s’efforce encore de régler en conséquence la vie et les moeurs de chacun ». Certes, comme le rappelle Pie XI, quarante ans plus tard, dans son encyclique anniversaire Quadragesimo anno « c’est à l’éternelle félicité, et non pas à une prospérité passagère seulement, que l’Église a reçu la mission de conduire l’humanité ; et même « elle ne se reconnaît point le droit de s’immiscer sans raison dans la conduite des affaires shy;temporelles » (Pie XI, Ubi arcano, 23/12/1922) ».

Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II ne cesseront eux aussi de proclamer que l’Église ne cherche pas à proposer une solution qui ait valeur universelle. Chaque communauté doit discerner, en analysant la situation propre à son pays, ce qui lui convient. Mais il lui faut puiser pour cela dans les paroles inaltérables de l’Évangile, et dans l’enseignement social de l’Église, élaboré au fil des siècles. « Dans [leur] recherche des changements à promouvoir, les chrétiens devront d’abord renouveler leur confiance dans la force et l’originalité des exigences évangéliques. L’Évangile n’est pas dépassé parce qu’il a été annoncé, écrit, vécu dans un contexte socioculturel différent. Son inspiration, enrichie par l’expérience vivante de la tradition chrétienne au long des siècles, reste toujours neuve pour la conversion des hommes et le progrès de la vie en société, sans que pour autant, on en vienne à l’utiliser au profit d’options temporelles particulières, en oubliant son message universel et éternel » .[[Paul VI, Octogesima adveniens.]]

La participation politique est un devoir chrétien

Si l’Église a le droit, et le devoir, de guider les fidèles sur les sentiers du politique, c’est que ceux-ci ont le devoir d’y participer. Comme le rappelle Jean-Paul II « les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la « politique », à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun ».[[Jean-Paul II, Christifideles laici.]] Il importe de bien noter que le terme « politique » est compris dans l’enseignement des papes dans son sens originaire le plus large, qui est celui de l’organisation de la vie de la cité : « polis« , et ne recouvre pas uniquement le sens restreint qu’on lui attribue le plus souvent. Il ne s’agit donc pas pour eux de donner des consignes précises de vote aux citoyens catholiques ! De la même façon le terme de « socialisme » employé dans les différentes encycliques doit être soigneusement défini.

Il est a priori délicat de parler « du » socialisme de manière générique. Il suffit de se pencher un peu sur l’histoire des idées politiques pour réaliser que la notion est floue et recouvre une multitude de significations. Le terme apparaît pourtant clairement dans toutes les encycliques sociales, il va donc sans dire qu’il a, dans l’esprit des papes qui écrivent, une signification précise. Il y a pour eux un « vrai  » socialisme, un socialisme « réel », qui est, précisons-le d’emblée, en totale contradiction avec la doctrine chrétienne. Il appartient donc au fidèle chrétien d’examiner au cas par cas ce que recouvre une étiquette « socialiste », et de discerner en quoi un socialisme proclamé correspond, ou au contraire s’écarte, de la doctrine condamnée par l’Église. Il ne s’agit évidemment pas pour l’Église de recenser toutes les acceptions du terme en une fastidieuse casuistique, mais de donner à tous les chrétiens les éléments leur permettant de juger dans quelle mesure ils peuvent adhérer, ou au moins collaborer avec tel ou tel mouvement.

On a pu parler du « socialisme » de Platon en évoquant l’organisation de sa « République », du « socialisme utopique » d’un Thomas More ou d’autres penseurs shy;précédant l’époque des Lumières. Mais ces « socialismes » n’avaient pas de raison d’inquiéter l’Église qui, on ne s’en étonnera pas, ne s’est donc pas prononcée dessus.

C’est le socialisme issu du marxisme et apparu en réponse aux excès du libéralisme qui provoqua le premier l’inquiétude de Léon XIII au moment de la publication de Rerum novarum. Le libéralisme nécessite déjà d’être fermement condamné au vu notamment de l’effroyable condition à laquelle il réduit les ouvriers. Le prolétariat, avec la disparition des corporations et l’hypercapitalisation qui concentre entre des groupes anonymes les moyens de production, se retrouve sans protection sociale et réduit le plus souvent à l’état d’extrême misère. « Les socialistes, pour guérir ce mal, poussent à la haine jalouse des pauvres contre les riches. Ils prétendent que toute propriété de biens privés doit être supprimée, que les biens d’un chacun doivent être communs à tous, et que leur administration doit revenir aux municipalités ou à l’État. Moyennant ce transfert des propriétés et cette égale répartition entre les citoyens des richesses et de leurs avantages, ils se flattent de porter un remède efficace aux maux présents. Mais pareille théorie, loin d’être capable de mettre fin au conflit, ferait tort à la classe ouvrière elle-même, si elle était mise en pratique ».[[Léon XIII, Rerum novarum]] Comme le souligne Jean-Paul II cent ans plus tard, « le Pape Léon XIII prévoyait les conséquences négatives – sous tous les aspects : politique, social et économique – d’une organisation de la société telle que la proposait le « socialisme », qui en était alors au stade d’une philosophie sociale et d’un mouvement plus ou moins structuré ».

Le socialisme réel

La « mise en pratique » de cette théorie, c’est-à-dire l’instauration de ce socialisme comme système d’État, ayant lieu ensuite dans les pays dits communistes, est qualifiée par Jean-Paul II de « socialisme réel ».

En observant avec lucidité les conditions de vie misérables du prolétariat, « caractérisant la nature du socialisme de son époque, qui supprimait la propriété privée », Léon XIII perçoit clairement, avant qu’un quelconque « socialisme réel » ne voie le jour, que le remède proposé par le socialisme se révèle « pire que le mal »[[J-P II, Centesimus annus]]. En effet, le socialisme est encore plus idéaliste que le libéralisme. Là où le libéralisme souhaite un total « laisser faire », prônant une confiance absolue en la nature et dans les mécanismes du marché, le socialisme vise à tout réglementer par le biais de la raison humaine. Comme le résume Paul VI, (Lettre à la semaine sociale de 1964), on passe « d’une liberté sans règles à une règle sans liberté ».

L’Église ne cessera jamais d’affirmer que libéralisme et socialisme sont également condamnables, les deux étant également contraires à la dignité de la personne humaine. Le concile Vatican II proclame solennellement qu’« il faut donc dénoncer les erreurs aussi bien des doctrines qui s’opposent aux réformes indispensables au nom d’une fausse conception de la liberté, que des doctrines qui sacrifient les droits shy;fondamentaux des personnes et des groupes à l’organisation collective de la production »[[Gaudium et spes]] et Paul VI le redit : « le chrétien qui veut vivre sa foi dans une action politique conçue comme un service, ne peut, sans se contredire, adhérer à des systèmes idéologiques qui s’opposent radicalement, ou sur des points substantiels, à sa foi et à sa conception de l’homme : ni à l’idéologie marxiste, à son matérialisme athée, à sa dialectique de violence et à la manière dont elle résorbe la liberté individuelle dans la collectivité, en niant en même temps toute transcendance à l’homme et à son histoire, personnelle et collective ; ni à l’idéologie libérale, qui croit exalter la liberté individuelle en la soustrayant à toute limitation, en la stimulant par la recherche exclusive de l’intérêt et de la puissance, et en considérant les solidarités sociales comme des conséquences plus ou moins automatiques des initiatives individuelles et non pas comme un but et un critère majeur de la valeur de l’organisation sociale »[[Cf. note 1]].

En 1931, Pie XI constate qu’à l’époque de Rerum novarum, « le socialisme pouvait être considéré comme sensiblement un ; il défendait des doctrines bien définies et formant un tout organique ; depuis, il s’est divisé en deux partis principaux, le plus souvent opposés entre eux et même ennemis acharnés, sans que toutefois ni l’un ni l’autre ait renoncé au fondement antichrétien qui caractérisait le socialisme. » Il s’agit en premier lieu du socialisme issu du marxisme, incarné par les États communistes, ce socialisme que Jean-Paul II qualifiera de « réel ». Le second parti est un socialisme qualifié de « modéré », qui récuse le marxisme ou du moins s’en est éloigné, en gardant néanmoins certaines de ses aspirations.

Le premier « a, dans son enseignement et son action, un double objectif qu’il poursuit, non pas en secret et par des voies détournées, mais ouvertement, au grand jour et par tous les moyens, même les plus violents : une lutte des classes implacable et la disparition complète de la propriété privée. À la poursuite de ce but, il n’est rien qu’il n’ose, rien qu’il respecte »[[Quadragesimo anno]]. Pie XI réitérera sa condamnation du communisme quelques années plus tard dans son encyclique Divini redemptoris, affirmant que celui-ci est « intrinsèquement pervers » et qu’on ne peut admettre aucune collaboration avec lui.

L’erreur socialiste est de caractère anthropologique

Jean-Paul II, reprenant les analyses de ses prédécesseurs, précise que « l’erreur fondamentale du « socialisme » est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal »[[Cf. note 4]]. La liberté fondamentale de l’homme lui est ainsi ôtée, et sa dignité bafouée.

Cette erreur anthropologique trouve ses racines dans l’athéisme et le matérialisme du marxisme. « Si on se demande ensuite d’où naît cette conception erronée de la nature de la personne humaine et de la personnalité de la société, il faut répondre que la première cause en est l’athéisme. C’est par sa réponse à l’appel de Dieu contenu dans l’être des choses que l’homme prend conscience de sa dignité transcendante »[[Cf. note 4]].

Il importe néanmoins de bien comprendre que l’athéisme et le matérialisme du marxisme ne sont pas les seules raisons qui ont poussé les papes à déclarer que toute collaboration avec des mouvements se réclamant de cette idéologie était impossible. En shy;effet le magishy;stère reconshy;naît que morale et droit naturels peuvent constituer un terrain shy;d’entente entre croyants et incroyants. La collaboration avec des athées est possible dans la mesure où ils reconnaissent quelque vérité, précisera Paul VI. « Tout ce qui est humain nous regarde. […] Et nous avons des vérités morales, vitales, à mettre en évidence et à consolider dans la conscience humaine, car elles sont bienfaisantes pour tous. Partout où l’homme se met en devoir de se comprendre lui-même et de comprendre le monde, nous pouvons communiquer avec lui ; partout où les assemblées des peuples se réunissent pour établir les droits et les devoirs de l’homme, nous sommes honorés quand ils nous permettent de nous asseoir au milieu d’eux »[[Paul VI, Ecclesiam suam]].

De la même façon, la condamnation du moyen d’action privilégié du socialisme, la lutte des classes, doit être bien comprise. « Le Pape, bien entendu, n’entend pas condamner tout conflit social sous quelque forme que ce soit : l’Église sait bien que les conflits d’intérêts entre divers groupes sociaux surgissent inévitablement dans l’histoire et que le chrétien doit souvent prendre position à leur sujet avec décision et cohérence. L’encyclique Laborem exercens, du reste, a reconnu clairement le rôle positif du conflit quand il prend l’aspect d’une « lutte pour la justice sociale » ; et déjà dans Quadragesimo anno on lit : « La lutte des classes, en effet, quand on s’abstient d’actes de violence et de haine réciproque, se transforme peu à peu en une honnête discussion, fondée sur la recherche de la justice » »[[Cf. note 4]]. Ce qui est condamné dans le marxisme, c’est que celui-ci rejette toute morale et toute vérité, nie toute réalité stable. Seule compte l’efficacité de l’action révolutionnaire, et pour cela tous les moyens sont bons. « Ce qui est condamné dans la lutte des classes, c’est plutôt l’idée d’un conflit dans lequel n’interviennent pas de considérations de caractère éthique ou juridique, qui se refuse à respecter la dignité de la personne chez autrui (et, par voie de conséquence, en soi- même), qui exclut pour cela un accommodement raisonnable et recherche non pas le bien général de la société, mais plutôt un intérêt de parti qui se substitue au bien commun et veut détruire ce qui s’oppose à lui »[[Cf. note 4]].

Le socialisme modéré

À côté du communisme, Pie XI distingue un autre socialisme, plus modéré, qui repousse le recours à la violence et apporte des atténuations certaines à la lutte des classes et à la disparition de la propriété privée, sans toutefois les rejeter complètement. Les revendications de ce socialisme, d’une plus grande justice sociale, d’un partage des richesses, etc., ressemblent alors parfois aux doctrines chrétiennes, et la question d’un possible rapprochement entre socialisme et christianisme, voire de l’adhésion de chrétiens aux différents partis socialistes peut donc se poser. À ceci, Pie XI répond en premier lieu que ceux qui ne veulent pas autre chose que les réclamations communes au christianisme et au socialisme – qui n’appartiennent donc pas en propre à ce dernier – n’ont aucune raison pour s’inscrire parmi les socialistes. Quand à savoir si l’on pourrait « apporter aux principes de la vérité chrétienne quelque adoucissement, quelque tempérament, afin d’aller au-devant du socialisme et de pouvoir se rencontrer avec lui sur une voie moyenne » et attirer ainsi les socialistes au christianisme, il s’agit pour le pape d’un « fol espoir » et d’une « vaine attente ». « Ceux qui veulent faire parmi les socialistes oeuvre d’apôtres doivent professer les vérités du christianisme dans leur plénitude et leur intégrité, ouvertement et sincèrement, sans aucune complaisance pour l’erreur. Qu’ils s’attachent avant tout, si vraiment ils veulent annoncer l’Évangile, à faire valoir aux socialistes que leurs réclamations dans ce qu’elles ont de juste trouvent un appui bien plus fort dans les principes de la foi chrétienne, et une force de réalisation bien plus efficace dans la charité chrétienne. » Il ne faut en aucun cas faire de compromis avec la vérité. Enfin, la question se pose de savoir si ce socialisme en se modérant ne s’est pas suffisamment amendé et donc débarrassé de sa nature antichrétienne. Le pape réaffirme ici solennellement que « soit comme doctrine, soit comme fait historique, soit comme « action », le socialisme, s’il demeure vraiment socialisme, même après avoir concédé à la vérité et à la justice ce que Nous venons de dire, ne peut pas se concilier avec les principes de l’Église catholique, car sa conception de la société est on ne peut plus contraire à la vérité chrétienne »[[Pie XI, Quadagesimo anno]]

Paul VI, en 1971, met à nouveau en garde les fidèles contre cette tentation de ne voir dans le socialisme « modéré » que certains aspects en occultant les liens bien réels qui le rattachent au « socialisme réel ». « Trop souvent les chrétiens attirés par le socialisme ont tendance à l’idéaliser en termes d’ailleurs très généraux : volonté de justice, de solidarité et d’égalité. Ils refusent de reconnaître les contraintes des mouvements historiques socialistes, qui restent conditionnés par leurs idéologies d’origine. » S’il faut faire des distinctions entre les différents niveaux de socialisme, il ne faut pas se laisser entraîner à considérer les différents niveaux comme totalement indépendants. « Le lien concret qui, selon les circonstances, existe entre eux, doit être lucidement repéré, et cette perspicacité permettra aux chrétiens d’envisager le degré d’engagement possible dans cette voie, étant sauves les valeurs, notamment de liberté, de responsabilité et d’ouverture au spirituel, qui garantissent l’épanouissement intégral de l’homme »[[Cf. note 1.]] Si le pape reconnaît qu’il peut y avoir un certain engagement des chrétiens, ce n’est qu’à la condition expresse qu’aucun compromis ne soit fait au détriment de la doctrine chrétienne.

Seul serait compatible avec la foi chrétienne un socialisme totalement indépendant du marxisme, refusant toute alliance avec les communistes et permettant une large initiative personnelle dans le domaine économique, qui fasse place en dehors de l’État aux nécessaires « corps intermédiaires » et enfin qui laisse à l’Église une entière liberté non seulement en ce qui concerne le culte mais aussi l’enseignement, l’encadrement des jeunes, etc. En bref, un socialisme qui n’aurait de socialiste que le nom …

Le socialisme aujourd’hui

Depuis la chute des systèmes communistes, il n’y a plus eu d’encycliques sociales traitant explicitement du socialisme. Pourtant, toujours autant de régimes, ou de partis politiques, se veulent « socialistes ». Que doit en penser le chrétien ? Les principes de la doctrine sociale de l’Église n’ont pas changé, et il suffit de s’y tenir, sur le plan théologique, politique, économique ou social. « Il convient de garder présent à l’esprit que ce qui sert de trame et, d’une certaine manière, de guide à l’encyclique et à toute la doctrine sociale de l’Église, c’est la juste conception de la personne humaine, de sa valeur unique, dans la mesure où « l’homme est sur la terre la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même ». Dans l’homme, il a sculpté son image, à sa ressemblance » rappelle Jean-Paul II au début de Centesimus annus.

Et, plus récemment, celui qui était alors le cardinal Ratzinger nous donnait, dans une Note sur l’engagement des chrétiens en politique, un rappel extrêmement clair des principes propres à la conscience chrétienne qui inspirent l’engagement social et politique des catholiques dans les sociétés démocratiques. « Les orientations données dans cette Note veulent éclairer un des aspects les plus importants de l’unité de la vie chrétienne : la cohérence entre la foi et la vie, entre l’Évangile et la culture, rappelée par le Concile Vatican II. Le Concile exhorte les fidèles à « s’acquitter avec fidélité de leurs tâches terrestres, et cela en se laissant conduire par l’esprit de l’Évangile. Ils s’éloignent de la vérité ceux qui, sachant que nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais que nous cherchons à atteindre la cité future, croient, pour cela, pouvoir négliger leurs devoirs terrestres en perdant de vue que la foi même crée une obligation plus grande de les accomplir, en fonction de la vocation propre à chacun ». Puissent les fidèles être désireux de pouvoir « mener toutes leurs activités terrestres en unissant dans une vivante synthèse tous les efforts humains, familiaux, professionnels, scientifiques ou techniques, et les valeurs religieuses, sous la haute ordonnance desquelles tout est coordonné à la gloire de Dieu » ».7

Extrait de Permanences 435

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