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action imageSilence, timidité, fausse discrétion, fausse politesse peuvent nous empêcher de rejoindre même nos proches. Comment avoir le courage d’être vrai ?

Jean Ousset dans son livre l’Action au chapitre III de la cinquième partie, « Notes pour l’action individuelle » (p. 247 à 264), propose 40 notes pour une action efficace à ce niveau d’action personnelle dont nous avons pu mesurer la pertinence ces derniers mois. A relire pour préparer de vraies rencontres. Extraits des notes 3 à 7 :

 3. Parlez de notre travail

Tel est le premier mode de l’action personnelle : celui où l’intéressé parle à ses parents, à ses amis, à ses proches, à ses collègues.

Or ici la pusillanimité des meilleurs est pitoyable. Combien se rencontrent fréquemment, qui apprennent fortuitement, après des années, leur commun amour pour la même cause ! Amour dont ils ne s’étaient jamais fait part jusque-là. Combien de fils n’ont jamais entendu parler d’une action à laquelle pourtant le père s’intéresse !

4. Pas de fausse discrétion

Si chacun s’astreignait à parler quand l’occasion s’en présente, nos possibilités décupleraient par seul effet d’une notoriété plus grande.

Sans devenir un « raseur » insupportable, il est possible d’avoir un rayonnement considérable. Maints esprits sont désorientés. Les leçons de l’actualité sont éloquentes. Beaucoup sentent le besoin d’une action sérieuse. Il importe de savoir découvrir ceux qui n’attendent que cette invitation pour se mettre au travail.

5. Pas de fausse politesse

Combien sont coupables par « politesse ». L’heure n’est plus cependant aux révérences de salon. Quels malheurs devrons-nous subir encore pour que les « bons » se considèrent enfin comme mobilisés ? La charité n’a jamais consisté à laisser l’erreur se répandre. Une opposition, même assez vive, n’est pas nécessairement coupable. D’autant qu’il suffit bien souvent d’une mise au point, courte et nette, pour que soient dissipées, dès l’envol, les nuées les plus dangereuses.

6. Cependant, la vérité n’est pas une matraque…

… pour assommer les gens. Elle n’a pas pour but essentiel d’offrir des arguments pour clouer le bec à ceux quine la connaissent pas encore. Elle aurait plutôt pour fin de les séduire, de les gagner. Certes, elle est, à la limite, assez forte pour devenir une arme. Mais à la limite seulement. Et nous oublions beaucoup trop, quand nous prétendons la répandre, de la présenter d’abord pour ce qu’elle est : une lumière et un bien, une joie de l’esprit et de l’âme.

7. Le courage d’être vrais

Gardons-nous de cette très subtile recherche de soi qui se cache dans un certain désir d’être « aimé en se disant toujours d’accord avec tout le monde ». Il est si agréable de passer pour le « bon type » avec lequel il n’y a jamais de discussion. Mais, comme Veuillot l’observait déjà, prenons garde que la « peur de cesser d’être aimable finisse par nous ôter le courage d’être vrais, et qu’on nous loue. Mais de quoi ? De nos silences et de nos reniements ».

Lire et télécharger dans son intégralité l’Action au chapitre III de la cinquième partie, « Notes pour l’action individuelle » dans l’Action de Jean Ousset. Pour rejoindre une initiative qui corresponde à vos « talents » contacter le service d’information d’Ichtus.

Ce livre l’Action de Jean Ousset est un maître livre pour bien penser l’action en fonction du but poursuivi. Tout homme ou femme d’action le lira avec profit pour inspirer son engagement. Jean Ousset, fondateur d’Ichtus pour Former, Relier et Agir, est le premier en effet à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l’action culturelle, politique et sociale à la lumière de l’enseignement de l’Eglise pour, concrètement répondre au mal par le bien. A l’encontre des pratiques révolutionnaires et de la dialectique partisane, si l’amitié est le but de la politique, Jean Ousset nous montre comment pour agir en responsable, l’amitié en est aussi le chemin.

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