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Nous reproduisons un extrait de la tribune publiée par Benoît Schmitz, normalien, agrégé d’histoire et ancien membre de l’Ecole française de Rome, au sujet de l’autorisation du culte public qui est replacée dans le contexte plus général de l’éclipse du pouvoir spirituel et de la prétention du pouvoir politique à légitimer une emprise illimitée sur les personnes.

Le maintien par le gouvernement de l’interdiction du culte public après la fin du confinement, que le Conseil d’État vient de juger illégal, a suscité de nombreuses protestations de la part des autorités ecclésiastiques et des fidèles catholiques. Mais, même s’il y eut quelques exceptions – certains évêques relevant, en substance, que l’Église n’est pas soumise à l’État dans les choses spirituelles, qu’«il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Actes des Apôtres 5, 29) et que le gouvernement s’inspire, dans ses autorisations et prohibitions, d’une anthropologie pour le moins réductionniste -, la ligne dominante, exprimée par la Conférence des évêques de France et son président, ne s’en est pas moins cristallisée très rapidement en un appel à l’apaisement et à l’obéissance au pouvoir civil. Lire la suite sur le site du FigaroVox.

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