Des éléments de « doctrine »

– Personne n’a droit à l’enfant, pas plus les homosexuels que les hétérosexuels parce que l’enfant n’est pas un objet de droit que l’on peut instrumentaliser, il est un sujet qui a des droits et qu’il faut respecter.

– L’amour ne suffit pas : l’amour est essentiel mais il n’est pas suffisant : les parents ne sont pas que des éducateurs. La conscience de la différence sexuelle et de la différence de génération est indispensable à la structuration psychique de l’enfant et, par le seul fait de l’existence de ses parents, il reçoit ces deux fondements.

– Grâce à la différence sexuelle de ses parents, l’enfant sait qu’il est issu de leur relation. Les enfants adoptés, eux aussi, bien que leurs parents ne soient pas leurs géniteurs, se savent issus de l’amour et du désir de leurs parents. L’enfant a besoin de savoir qu’il est issu d’un homme, son père, qui a aimé une femme, sa mère, et s’est uni à elle. Si ses parents ne sont pas de sexe différent, il risque de connaître un déséquilibre profond car nul ne peut se concevoir comme issu d’un seul corps, d’un seul sexe. Le problème que pose alors l’homoparentalité est de faire exister l’enfant en dehors de la réalité des corps, puisqu’il est impossible pour deux personnes de même sexe de s’unir physiquement dans le but de concevoir un enfant.

– L’enfant a besoin d’une généalogie claire et cohérente pour se positionner en tant qu’individu.

– S’il y a une discrimination, ce sont les enfants qui en sont les premières victimes, puisque les adultes décident arbitrairement que certains ont droit à un père et une mère quand d’autres en sont privés : avoir deux pères, c’est n’avoir pas de mère et inversement.

– Si la filiation n’est plus fondée sur l’altérité sexuelle, alors il n’y a pas de raison de s’arrêter à deux parents (cf ci-dessous, cour d’appel de l’Ontario donnant 3 parents à une enfant).

Vers une concrétisation de l’homoparentalité

Au Canada : La cour d’appel de l’Ontario a rendu une décision le 2 janvier 2007 attribuant trois parents à un petit garçon : ses parents biologiques et la conjointe de la mère naturelle.

En Suède : Une école maternelle a été ouverte, Egalia, où les enfants âgés de 1 à 6 ans sont des « amis » mais surtout pas de filles ou des garçons. L’usage de ces mots et celui des pronoms il ou elle est interdit, de même que la lecture des contes de fée. Les histoires où les héroïnes ne rêvent que de rencontrer le prince charmant ont été remplacées par celles des familles où les parents jouent à la fois le rôle du père et de la mère puisqu’ils sont toujours homosexuels ou célibataires.

Aux Etats-Unis : le World Net Daily du 27 avril 2007 a publié un article intitulé « Interdire « Papa » et « Maman », la question se pose à nouveau ». Une proposition avait été faite à l’assemblée de l’Etat de Californie, pour supprimer toutes les références au père et à la mère dans les écoles publiques. L’article indique qu’à Los Angeles, les écoles publiques devraient d’ores et déjà retirer tous les termes tels que « papa », « maman », « roi » ou « reine » des manuels scolaires, certaines ayant annoncé que, désormais, « roi » pourrait être féminin et « reine » masculin, et que des toilettes spéciales devraient être installées pour ceux qui s’interrogent quant à leur « genre ». Cette loi approuvée par les législateurs californiens, a été stoppée par le veto du gouverneur.

En France : La Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) en juin 2008 préconise la modification du jeu des sept familles. Elle estime l’actuelle version discriminatoire à l’égard des homosexuels. Elle demande que figurent dans le jeu des familles composées de parents de même sexe. Pour le renouvellement des cartes de famille nombreuses, il est fait mention de « Nom du Parent 1 », «  Nom du Parent 2 » et non plus de « Nom du Père », « Nom de la Mère ».

Actuellement, dans l’Union européenne, les Pays-Bas, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Belgique autorisent l’adoption des enfants par les couples de même sexe.

Les réponses aux objections classiques

Ce que l’on entend : « Des milliers d’enfants sont en attente d’adoption. Il vaut mieux pour eux être adoptés par des homosexuels que de rester dans un orphelinat »

Réponses :

– Le problème ne peut pas se poser en ces termes : 5.000 enfants attendent d’être adoptés et 30.000 couples composés d’un homme et d’une femme sont en attente d’adoption.

– L’abandon est une blessure très grave. L’adoption est destinée à réparer une situation de détresse. L’enfant abandonné ou orphelin a besoin de se retrouver au plus près de la cellule qui lui a donné la vie, composé d’un père et une mère. On ne peut le priver délibérément de cette aspiration profonde. L’adoption est destinée à redonner une vie psychique à l’enfant en l’inscrivant dans une filiation ordinaire.


Ce que l’on entend : « Il vaut mieux être élevé par un couple homosexuel qui s’entend bien que par un couple hétérosexuel qui se déchire »

Réponses :

– Hétérophobie ? On pourrait croire que, par définition, un couple homosexuel s’entend toujours bien alors qu’un couple hétérosexuel est destiné à se déchirer.

– Que disent les chiffres dans les pays où est autorisé le mariage homosexuel ?

* Durée stable d’un couple homosexuel : un an et demi (Xiridou, Hollande, 2003)

* Nombre moyen de compagnons pour un couple homosexuel stable: 2,5 la première année jusqu’à 11 la sixième année (Deneen, 1994)

* Risque de divorce supérieur de 50% pour les gays et 167% pour les lesbiennes par rapport aux couples hétérosexuels (Anderson, 2004)


Ce que l’on entend : « L’homoparentalité existe de fait : des centaines de milliers d’enfants sont élevés par des couples homosexuels. Il faut donc créer un cadre juridique pour les protéger »

Réponses :

– Il faut rétablir la vérité sur les chiffres : l’INED parle de quelques milliers d’enfants élevés par des couples homosexuels.

– Les enfants élevés par des couples homosexuels sont nés, comme tous les enfants, soit d’un père et d’une mère, soit d’une mère seule s’il s’agit d’insémination artificielle. Ils sont, à ce titre, protégés par la Loi comme tous les enfants.

– Ils sont dans une situation analogue à celle des familles recomposées. Ils sont protégés juridiquement comme tout sujet de droit. La loi du 4 mars 2002 permet de résoudre efficacement les problèmes qui peuvent se poser.


Ce que l’on entend : « Les études disent qu’il n’y a pas de différence entre les enfants élevés par les couples homosexuels et ceux élevés par des couples hétérosexuels»

Réponses :

– Des experts dénoncent le manque de fiabilité des études utilisées par les militants homosexuels dans lesquelles ceux-ci tentent de prouver qu’il n’y a pas de différence entre les enfants élevés par des couples homosexuels et les enfants élevés par les couples hétérosexuels (Juan Jose Lopez, Président de l’association mondiale de psychiatrie, Association espagnole de pédiatrie, Académie américaine de pédiatrie etc.).

– Des études scientifiques démontrent les difficultés psychologiques rencontrées par des enfants élevés par deux parents de même sexe (ex. étude espagnole « Ce n’est pas pareil », 2005).

– En l’absence d’unanimité sur un sujet de cette gravité, il semble impératif d’appliquer le principe de précaution.


Ce que l’on entend : « Les homosexuels sont victimes de discrimination. Ils doivent avoir, comme les hétérosexuels, le droit d’avoir des enfants »

Réponses :

– Les homosexuels ont les mêmes droits que les hétérosexuels : « Les hommes naissent libres et égaux en droit ». Le droit n’a jamais été fondé sur l’orientation sexuelle.

– Personne n’a droit à l’enfant, pas plus les homosexuels que les hétérosexuels parce que l’enfant n’est pas un objet de droit que l’on peut instrumentaliser, il est un sujet qui a des droits et qu’il faut respecter.

– S’il y a une discrimination, ce sont les enfants qui en sont les premières victimes, puisque les adultes décident arbitrairement que certains ont droit à un père et une mère quand d’autres en sont privés : avoir deux pères, c’est n’avoir pas de mère et inversement.

– Si la filiation n’est plus fondée sur l’altérité sexuelle, alors il n’y a pas de raison de s’arrêter à deux parents (Cour d’appel de l’Ontario, Canada, 2 janvier 2007 reconnaissant trois parents à un seul et même enfant cf partie I « Vers une concrétisation de l’homoparentalité »).