Il y a un an Clotilde Brossollet dénonçait les facilités offertes, par la réforme Justice pour le 21ème siècle, pour le changement de sexe à l’état civil. Depuis, à l’étranger, plusieurs femmes ayant l’apparence d’hommes ont accouché d’un enfant. Pourtant, en France plus rien ne s’y oppose. Retour sur une réforme de la justice qui s’affranchit de la loi naturelle.

Il était une fois, un monde merveilleux, celui de Magaly Lhotel. Un monde dans lequel, les enfants pourront naître de corps aux apparences masculines. Ce monde n’existe pas encore mais, on peut compter sur l’avocate pour le faire advenir au plus vite. D’ailleurs, elle n’est pas seule dans son combat. Elle est soutenue par toutes les associations défendant les droits des LGBT ; Lesbiennes, Gay, Bi, Trans …

Leur revendication est claire, faciliter les procédures de changement de sexe à l’état civil pour les personnes transsexuelles, personnes qui ont subi des transformations physiques pour changer de sexe et pour les personnes transgenres, personnes qui vivent avec le sentiment d’appartenir à l’autre sexe que celui de leur naissance.

Les associations militent pour que la procédure de changement de sexe se fasse devant un officier d’état civil, sur une simple déclaration, sans prise en compte de la situation médicale.

Et c’est dans la question médicale que réside tout le problème. Car jusqu’à présent, toute personne, désireuse de changer de sexe, devait passer par une opération au caractère irréversible. J’explique : une opération de changement de sexe conduit au retrait obligatoire des organes reproductifs du sexe antérieur. C’est ainsi qu’une femme devenant homme perdait dans l’opération ovaires et utérus. Et les associations LGBT de dénoncer une stérilisation forcée au nom de l’atteint à la vie privée.

Bref, ce que voudraient les LGBT, c’est qu’une femme présentant l’apparence d’un homme mais ayant gardé son utérus puisse être enceinte !

Cher auditeur, imagine un peu la scène ! Celle de l’enfant comprenant que l’homme qu’il a devant lui est celui qui l’a porté dans son ventre pendant neuf mois. Et là, les mots nous manquent, papa, maman ? Comment nommer cet être hybride ? Paman, mapa ? Le problème des mots est un beau révélateur du délire vers lequel les associations LGBT veulent nous conduire. La Sécurité sociale se retrouvera donc avec des dossiers d’hommes, considérés comme tels par l’état civil, mais enceinte : Monsieur Alain X arrêté pour congé maternité.

Cher auditeur, nous pourrions rester sereins, considérer la revendication comme une folie douce, si folle qu’elle en serait sans danger. Mais Magaly Lhotel s’attelle à rendre réel son monde merveilleux où transgenre et transmaternité se normaliseraient. Dans le cadre de la discussion sur le projet de loi « Justice au XXIème siècle », un amendement a été déposé par le député socialiste Erwan Binet. Erwan Binet ! Rappelle-toi, cher auditeur, Erwan Binet, nous l’avons déjà croisé sur notre chemin de défense du bien commun. C’est ce député socialiste qui se dit catholique et a été le rapporteur de la Loi Taubira, celle du mariage pour tous !

Erwan Binet a donc proposé un amendement allant dans le sens des lobbys LGBT, un amendement pour faciliter à l’état civil le changement de sexe. Une personne pourra modifier la mention du sexe à l’état civil dès lors que la mention initiale, de naissance, ne correspond pas au sexe, dans lequel la personne se présente et dans lequel elle est connue. Disparition de la condition de l’opération chirurgicale des organes génitaux. Magaly n’est pas contente et ses amis des lobbys non plus. Ce n’est qu’un trop petit pas.

Certes, nous pourrions encore nous rassurer et nous dire que cette histoire de personne à l’apparence d’homme portant un enfant dans son ventre relève plus de la science-fiction et que les personnes trans ne sont que 10 000 à 15 000. Il n’y a pas de quoi paniquer, cela ne sera jamais la norme, ce n’est pas demain qu’on pourra changer le sexe de son état civil, sur une simple déclaration, comme on achète un paquet de cigarettes.

Mais, pour moi, vois-tu, cher Auditeur, cela va déjà trop loin. Cette simplification du changement de sexe qui ouvre la porte à une maternité version Frankenstein m’inquiète. La transsexualité n’est pas une norme, elle est une souffrance que nos sociétés doivent prendre en compte. La banaliser revient à nier le caractère extra-ordinaire de cette situation et donc de la souffrance qu’elle engendre. Faire comme si c’était ordinaire, ne change en rien le regard des gens et encore moins l’interrogation métaphysique du transsexuel. L’individu ne peut s’affranchir de son sexe biologique comme il s’affranchit de son biberon. Pourtant l’amendement a été voté dans la plus grande discrétion : pas un député de l’opposition pour dire non. Les bancs de la droite étaient quasi-vides.

Cet amendement participe d’un tout qui nous faire croire qu’il n’y plus de normes en matière d’identité sexuelle. Et nos enfants sont les premières victimes de cette idéologie du gender qui ressurgit l’air de rien dans les écoles, dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Le livre Mon frère, ma princesse n’en est qu’un exemple. Mis en scène par une troupe, au nom surprenant des Veilleurs, Mon frère, ma princesse s’adresse à des enfants de primaire et leur raconte l’histoire d’un petit garçon qui veut être une fille, qui veut s’habiller en fille, qui veut porter des bébés.

Un petit garçon incompris des adultes, qui veut mourir. Les Veilleurs sont en tournée avec cette pièce depuis plus de deux ans. Ils étaient, il y a quelques jours, à Lyon avec trois représentations réservées aux scolaires. Ce sont donc plus de deux enfants lyonnais qui sont venus se faire laver le cerveau, accompagnés de leur maîtresse, rien que pour la semaine dernière. Personne pour crier au scandale, la transsexualité, c’est devenu banal et il est bon que nos enfants le sachent.

Alors, cher Auditeur, si tu en as assez qu’on te fasse passer des prostates pour des utérus, il est temps de te mobiliser. Ecris à ton député et explique lui que dans moins d’un an, tu vas voter et que ta voix, tu ne la donneras pas à celui qui se joue de la loi naturelle. Le député est de la trempe de ceux qui n’aiment pas qu’on ne les aime pas à la veille d’une législative.

Quant à la protection des enfants, un site à regarder, celui de Vigi-gender.

Enfin, j’dis ça, j’dis rien !

Clotilde Brossollet

Chronique diffusée sur Radio Espérance le 26 mai 2016.

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