Il faut constituer des réseaux
Député du Nord, Christian Vanneste mène un combat courageux contre le mariage homosexuel.
Extrait du Permanences n°445.
Permanences : Les positions que vous avez eu le courage de prendre ont fait de vous la victime du politiquement correct. Quelle est la principale leçon que vous dégagez de votre expérience ?
Christian Vanneste : Dans le genre de situation qui a été la mienne, vous faites une expérience merveilleuse : vous vous renforcez. Votre QI intellectuel s’épaissit et vous êtes beaucoup plus fort après qu’avant.
J’ai été interviewé, après ma seconde condamnation, par France3, dans l’émission « Voix publique », qui fut pour moi sans doute la meilleure émission ; j’étais décontracté, sûr de moi-même, et je me suis un peu payé la tête des magistrats qui m’avaient condamné. J’étais libéré. Lorsque vous êtes victime d’une injustice totale, rien ne vous empêche plus de dire ce que vous avez envie de dire. C’est ce message que je voudrais d’abord faire passer.
P. : Comment définiriez-vous l’ennemi que vous avez eu à combattre ?
C. V. : Il est nécessaire effectivement de bien savoir à quoi nous avons à faire. C’est un ennemi qui est considérable ; une sorte de monstre à trois têtes. On connaît la tête apparemment la plus anodine, celle qui est venue des Etats-Unis avec le politiquement correct, lequel peut prendre l’aspect plutôt sympathique d’une pensée consensuelle. Mais il peut prendre aussi la forme beaucoup plus redoutable de la pensée unique ; la seconde tête du monstre. Quand vous passez du politiquement correct à la pensée unique, vous quittez la démocratie. Mais vous l’avez quitté sans vous en rendre compte, par distraction. Viens ensuite la troisième tête, la pire, c’est le terrorisme intellectuel. Ce qui est le véritable ennemi, à travers le politiquement correct et la pensée unique, c’est le terrorisme intellectuel. Moi, j’ai été victime d’un terrorisme intellectuel.
Mais je ne suis pas le seul. Sans me comparer à lui, Benoît XVI a vécu la même chose avec le texte de Ratisbonne. Que disait-il dans ce texte ? Il faisait une merveilleuse analyse des rapports entre la foi et la raison. Et montrait que l’on peut faire une distinction intéressante entre l’Islam et le christianisme, laquelle repose sur le mariage entre la pensée grecque et le christianisme. Cet attelage de la foi et de la raison, c’est grec. C’est tout ce qu’a dit le pape. Il a pris la phrase de Manuel Paléologue, empereur byzantin, comme point de départ, en faisant remarquer que ledit empereur n’était pas très amène dans ses propos et qu’il ne reprendrait pas à son compte des formules aussi agressives au sujet de la foi et de la raison.
Qu’a-t-il été fait des propos de Benoît XVI ? Ils ont été transformés en une agression délibérée contre l’Islam de la part d’un pape décidément parfaitement réactionnaire. Cela a conduit à l’assassinat d’une religieuse en Somalie et d’un prêtre en Turquie. Ce qui s’est passé là est la parfaite démonstration de ce qu’est le terrorisme intellectuel.
P. : Vous semblez avoir une certaine indulgence pour le politiquement correct...
C. V. : Indulgence n’est pas le mot, mais il faut reconnaître qu’il a des objectifs apparemment légitimes. Il prétend ainsi lutter contre l’exclusion. Etre politiquement correct, c’est d’abord ne pas s’en prendre à tous ceux qui risquent d’être exclus. Comment voulez-vous qu’un chrétien soit hostile à cette idée ? Lorsque Mme Boutin a voulu que l’on ajoute, lors de la création de la HALDE, la protection des handicapés, elle avait complètement raison : le handicap ce n’est pas un comportement que l’on choisit, c’est un état que l’on subit.
Le politiquement correct dit avoir pour second objectif la protection des minorités. L’histoire du XXè siècle est riche en événements qui montrent qu’effectivement les minorités doivent être protégées. C’est là encore une idée très sympathique. Troisième idée, il faut exclure la violence de toutes les formes de débats pouvant opposer les hommes ou les nations. Lorsque vous considérez ces trois idées ainsi exposées, vous vous dites que c’est bien, le politiquement correct.
Vous ne prenez conscience de la nocivité du concept qu’au moment de comparer les objectifs avec les résultats ; en constatant qu ‘il aboutit aux résultats exactement inverses des idées de départ. Il prétend refuser l’exclusion, mais il exclut de fait un certain nombre de personnes qu’il interdit de parole. Dès que vous dites quelque chose qui n’est pas politiquement correct, vous devenez un pestiféré.
Les catholiques sont encore considérés comme majoritaires dans ce pays... si l’on protège les minorités au point d’interdire à la majorité le droit de s’exprimer, cela devient une forme de démocratie un peu particulière. Or c’est ce qui se passe. A force de protéger une minorité, on finit par museler la véritable majorité. On finit par l’auto-censurer et la culpabiliser.
Et enfin, il prétend vouloir éliminer la violence, mais il interdit d’une façon très violente le droit à l’expression. On interdit à un certain nombre de personnes d’exprimer un certain nombre d’idées. Si ce n’est pas de la violence dans un état de droit qui repose sur une Constitution qui rappelle justement que la liberté d’expression est un des droits fondamentaux, alors qu’est-ce que c’est ?
Le politiquement correct est très ambigu ; il part de beaux principes pour aboutir exactement au résultat inverse. D’une façon beaucoup plus globale, à travers cette inversion des valeurs, il y a une révolution sournoise. Au-delà de la méthode, il y a un contenu que nous connaissons parfaitement bien. C’est un contenu nietzschéen, nihiliste qui consiste à dire : tout ce qui était en haut doit être en bas, et inversement. Il y a un profond renversement des valeurs. Tout ce qui était le fondement même de notre société devient objet de réprobation.
P. : Vous pouvez en donner des exemples concrets ?
C. V. : La famille, par exemple. Elle constituait une valeur fondamentale dans notre société ; aujourd’hui on ne parle même plus de « la » famille, on parle « des ; » familles, et ce n’est pas le fruit du hasard. L’individu, l’électron libre, le grain de sable, est devenu plus important que cette communauté naturelle réunissant un homme et une femme, qui ont des enfants et qui les élèvent, ce qui constitue la véritable famille telle que les chrétiens la conçoivent et qui est une réussite de l’histoire et représente un sommet de civilisation où ce qui fait le fondement de la société, c’est l’amour entre deux êtres... On abandonne cela aujourd’hui pour le remplacer par l’individu-roi, ce que Tony Anatrella a très bien analysé dans un livre que je vous conseille, Le règne de Narcisse. Un Narcisse qui a un amour démesuré de lui-même, et préfère faire couple avec un autre qui lui ressemble totalement, c’est-à-dire quelqu’un de son propre sexe ; un Narcisse libre de surcroît, qu’il ne faut pas embêter avec des mariages qui durent trop longtemps, qui va donc vivre en union libre ou contracter un Pacs qui peut être dénoncé à tout moment pour faire autant d’unions libres qu’il voudra tout au long de sa vie, etc, etc. Ce qui revient à une désagrégation totale de la société.
Autre exemple, celui de la laïcité. Il est aujourd’hui admis, même par nos évêques, ce qui me stupéfie, que la loi de 1905 est une excellente chose. Je rappelle tout de même que la loi de 1905 n’est devenue une « excellente » chose qu’après 1918, lorsque la majorité « bleue horizon » gouvernait la France et que les autorités politiques ont été obligées de reconnaître que les catholiques, comme les autres, s’étaient sacrifiés pour la patrie et qu’ils avaient de ce fait droit à une reconnaissance égale de la patrie. Mais il ne faut pas oublier que la laïcité en France est une laïcité de combat. La bonne idée, c’est la tolérance. Les anglo-saxons d’ailleurs ne parlent pas de laïcité mais de tolérance, c’est-à-dire accepter la coexistence de plusieurs religions ; les Alsaciens font cela très bien, avec une égale reconnaissance des confessions catholiques, protestantes et juives.
Mais qu’est-ce qu’on dit aujourd’hui de la tolérance. On m’a très souvent traité d’intolérant ; je n’en suis jamais revenu parce que je n’ai jamais empêché quiconque de développer toutes les thèses qu’il voulait sur l’homosexualité... Je ne suis pas d’accord, c’est tout. Je n’ai jamais fait de procès contre eux, et c’est moi qui suis intolérant... Le renversement de l’utilisation du mot est frappant. Où est la tolérance, où est l’intolérance dans cette affaire ?
De même pour la colonisation. Si vous avez le malheur de dire que la colonisation a fait des choses pas mal, a soigné des maladies, a supprimé l’esclavage... vous êtes interrompu : « ah non, la colonisation, c’est l’esclavage ! » La colonisation du XIXè siècle, ce n’était pas du tout l’esclavage, mais cela ne fait rien...
P. : Le terrorisme intellectuel utiliserait donc la guerre des mots ?...
C. V. : Au-delà de ce processus que je viens de vous décrire du terrorisme intellectuel, il existe effectivement une méthode de déstabilisation que j’ai expérimentée à mes dépens. Elle est fondée sur une désacralisation de la pensée et une sacralisation des mots. Voilà des gens qui viennent vous dire qu’il n’y a rien de sacré dans la société, que tout se vaut, et qui cependant font passer ce message au travers de tout un tas de mots tabous. Des mots qui sont des armes et qui vous emprisonnent. C’est ce que Orwell appellait dans son 1984, le « novlangue », la maîtrise idéologique du langage par des mots qui vous emprisonnent. Vous avez tout un tas de mots qui font partie de cet arsenal idéologique. Par exemple, le mot « raciste » ; si on vous traite de « raciste », vous êtes perdu ! Le mot « droite » en France est très difficile à porter parce qu’il devient tout de suite « extrême-droite ». La plupart de mes amis se réfugient dans le gaullisme de centre-gauche...
Au-delà des concepts, un schéma de pensée est mis en place. Ce schéma de pensée consiste à vous enfermer dans une réflexion, qui n’est plus une réflexion mais un réflexe. Illustration : vous remplacez le schéma du racisme, et singulièrement de l’anti-sémitisme par le schéma de l’homophobie. Etre anti-sémite, c’est vraiment moche parce que la population juive en Europe a effectivement subi une des catastrophes historiques les plus tragiques ; la shoah a vraiment existé. Il est tout à fait normal qu’un chrétien, et nos deux derniers papes l’ont fait avec beaucoup de force, exprime sa communion d’esprit avec ses frères juifs. Vous ne pouvez pas être chrétien et anti-sémite.
L’homosexualité n’a strictement rien à voir avec cela. On ne naît pas homosexuel, on le devient, on peut même faire en sorte de ne pas le devenir. Mais le lobby homosexuel vous dit le contraire. On naît homosexuel. Pourquoi ? Parce que les sexes n’existent pas, les genres n’existent pas, ils ne sont que le fruit d’un endoctrinement social. Et moi, je suis l’horrible personnage qui veut exterminer les homosexuels, comme les nazis ont voulu exterminer les juifs. Et d’ailleurs les nazis ont voulu exterminer aussi les homosexuels. Il faut absolument assimiler l’homosexuel au juif afin que le schéma intellectuel fonctionne et que toute personne ayant quelque réserve que ce soit à propos de l’homosexualité ne sente très coupable. Schéma qui au demeurant fonctionne très bien.
Mais il y a des déconvenues. Ainsi l’affaire Sébastien Mouchet, « victime » d’une agression homophobe. Il y a eu un non-lieu, parce qu’après plusieurs années d’enquête on s’est aperçu que Sébastien Mouchet avait tendance à mettre le feu un peu partout où il était avec ses compagnons successifs, que manifestement aucun des témoins qu’il avait cités ne corroborait ses dires, qu’il est probable que l’accident qui lui est arrivé - ou peut-être le suicide - s’est produit au cours d’une discussion avec son ami. Ce qu’il faut dire, et que personne ne dit, c’est qu’un garçon a passé onze mois en prison à cause d’une accusation parfaitement infondée. Qui en a parlé ? Qui a pris sa défense ? Qui a dit qu’il était scandaleux que ce garçon ait passé onze mois de sa vie en prison à la suite d’une dénonciation calomnieuse ? Personne... parce que vous avez le poids de ce lobby qui arrive à travestir à la fois la vérité et la justice !
Je voulais aussi vous parler de la méthode des citations : vous prenez une citation, vous la sortez de son contexte, et vous faites dire n’importe quoi à n’importe qui. Vous prenez une citation, vous commencez par la tronquer. Ainsi vous prenez ma phrase : « l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité par rapport à la société et à la famille », vous la tronquez pour qu’elle devienne : « l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité », ensuite vous la modifiez pour qu’elle devienne : « les homosexuels sont inférieurs aux hétérosexuels » et c’est cette dernière version qui est reprise systématiquement. Ensuite on fait un amalgame, c’est-à-dire que l’on glisse - comme on glisse de l’homme de droite à l’homme d’extrême-droite et au fasciste - de celui qui n’est pas favorable à la reconnaissance sociale de l’homosexualité à l’homophobe, à celui qui pousse littéralement au crime contre eux et qui par ailleurs est aussi anti-sémite et nazi. C’est-à-dire à celui à qui il ne faut en aucun cas donner la parole. C’est le dernier point de cette méthode extrêmement efficace : la diabolisation, qui fait que même vos amis commencent à vous regarder comme si vous sentiez le souffre.
P. : On ne peut pas se contenter d’être victime de ce terrorisme intellectuel. Comment réagir ?
C. V. : Effectivement ! Quand on a eu cette expérience-là, il faut préparez la riposte. Il faut accepter et préparer le combat. Là je suis plutôt d’un naturel belliqueux. Je pense qu’il ne faut pas accepter de subir. Le Maréchal Foch disait que la meilleure défense, c’est l’attaque. Il ne faut pas se laisser faire. Il faut d’abord remporter une première victoire, une victoire sur soi-même. Il faut absolument se libérer de toute forme d’auto-censure. Les chrétiens ont un gros problème, un sentiment de culpabilité qui fait partie de leur éducation. Ils s’en prennent d’abord à eux-mêmes. Quand ils ont un problème, ils se demandent d’abord s’ils n’en sont pas responsables. Ce qui est une bonne démarche capable de désamorcer beaucoup de conflits. Mais il ne faut pas que cela aille jusqu’à donner systématiquement raison à ceux qui nous agressent d’une façon parfaitement injuste. Il faut se libérer de l’auto-censure. Pour cela, il y a trois techniques à acquérir.
Il faut d’abord affermir sa pensée. Il faut avoir un souci de clarté et de cohérence lorsque l’on expose ses convictions. Personnellement, je m’en suis sorti dans les débats télévisés où je me suis trouvé, parce qu’à force de lire un certain nombre d’ouvrages, j’ai renforcé mes convictions, je connaissais beaucoup mieux le sujet et j’avais notamment bien assimilé cette analyse intéressante que fait Anatrella du phénomène du narcissisme. Lorsque vous dites cette attitude de l’homosexualité est une attitude qui nie la vie, qui nie l’avenir et qui renforce l’égocentrisme de chaque individu, ce n’est pas valorisant pour la société et ce n’est pas valorisant pour l’homme, vous voyez des interlocuteurs comme Fogiel par exemple, battre en retraite. Il faut avoir des informations précises, et quantitatives. Par exemple, le nombre des « familles » homoparentales. On vous dit partout qu’elles sont 300000. Non. Il existe en France un Institut sérieux, qui est l’INED, ai-je répondu par exemple à Stéphane Bern, qui a estimé à 20000 les situations de ce type. De la même façon, on vous dit qu’il y a 10% d’homosexuels. C’est complètement faux. Il y a 4% des personnes masculines qui présentent des penchants de ce genre, mais qui ne le vivent pas forcément, ni forcément de la même façon et 2% pour les femmes.
Il faut enfin bien connaître l’adversaire. Bien savoir ce qu’il pense. Avoir lu ses textes. Bien connaître, ici, l’origine américaine de toute la méthode que je viens de vous décrire. C’est le lobby gay américain qui a inventé cette méthode qui consiste à chasser l’homophobe dans le politiquement incorrect et l’obliger ainsi à se taire.
P. : Comment envisagez-vous le passage à l’action ?
C. V. : Une fois que vous avez bien affermi votre pensée, il savoir que l’on ne peut pas se battre seul. C’est pourquoi il faut absolument constituer des réseaux. Dans les premiers temps de mon affaire, je n’ai reçu que quelques mails parfaitement antipathiques, qui me disaient que j’étais fasciste. Et puis, brusquement la tendance s’est inversée. J’ai vu affluer vers moi des dizaines, des centaines, des milliers de courriers, de mails de soutien. Des gens de toute la France qui me soutenaient de multiples manières. Des religieux, beaucoup de protestants, aucun membre de la hiérarchie catholique (qui sont arrivés seulement à quelques-uns et beaucoup plus tard). Et surtout beaucoup de gens de bon sens, généralement d’un très bon niveau intellectuel, professeurs d’université, membres de professions libérales, des juristes, dont beaucoup sont venus à mon procès à Douai simplement pour être là et me soutenir.
Ensuite, vous vous rendez compte qu’il y a des familles de pensée qui pensent comme vous. Il y a Ichtus, qui propose une formation aux méthodes d’action... Dans la presse, j’ai vu des textes dans Famille Chrétienne, dans La France Catholique, dans l’Homme Nouveau ; en dehors du monde chrétien, dans Valeurs Actuelles qui sont venus prendre parti pour moi. J’ai été traité d’une façon plus sympathique par certaines radios, je pense notamment à l’émission « Culture et dépendance » où j’ai été traité très correctement par Franz-Olivier Gisbert. Tout un réseau s’est progressivement mis en place. Mais, je vous le dis très sincèrement, ce réseau est dérisoire et rempli de trous par rapport à l’armée qui se trouve en face de nous.
Trois traitements du sujet par les médias. Ceux qui vous soutiennent, Valeurs actuelles par exemple... Ceux qui sont carrément hostiles, Le Nouvel Obs, Libération, Le Monde et la troisième catégorie qui considère le sujet comme mal odorant, Le Figaro, frileux, La Croix, rien du tout...
Il faut nouer partout des liens avec les gens qui sont d’accord avec nous, il nous faut nous aussi créer une sorte de lobby sans lequel on ne fait pas le poids.
Ensuite, il faut bâtir notre stratégie. Elle consiste d’abord à retourner contre lui les méthodes de l’adversaire pour le désarmer. Envoyer des pétitions, des lettres à vos élus, en mettant dans la balance de votre argumentation que de leur attitude dépendra votre prochain vote pour eux.
Essayer de mettre la majorité de notre côté. Utiliser pour cela les arguments du bon sens. Dans le domaine qui nous intéresse, c’est extrêmement facile. Il y a une différence fondamentale dans l’humanité : la différence entre les sexes, différence qui n’est pas une opposition, mais une complémentarité ; ces deux êtres complémentaires n’attendent qu’une chose : leur union ou leur réunion. Tout le monde comprend que c’est le bon sens, inscrit dans la nature, et que toute idée absurde tendant à l’inverse est une idée qui consiste à ne pas avoir dépasser la sexualité de sa pré-adolescence, ce qui est bien triste pour un adulte...
Enfin, il faut finir par le positif, par ce qu’il y a de plus beau. Notre programme c’est de restaurer cette belle institution, qui est la plus malmenée dans notre pays, qui est la famille. Une enquête faite en 1998 par Le Monde montrait que 58% des jeunes interrogés souhaitaient vivre au sein d’une famille solide et unie. Ce qui représente une énorme majorité, qui ne correspond peut-être plus à la réalité aujourd’hui, mais en tous cas la plupart rêvent de cela comme d’un paradis perdu. 87% des jeunes pensent que la famille doit restée la cellule de base de la société.
Nous ne sommes donc pas des vieilles barbes en retard, nous sommes au contraire l’espoir d’une jeunesse, sciemment désespérée par un certain nombre de mauvais penseurs. Nous pouvons en fait gagner la partie, mais à condition que nous nous battions tous ensemble.
Fil RSS
Envoyer à un ami
Version imprimable
Télécharger